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Lettre à Lina


Certes, ton enveloppe matérielle a disparu, mais ton âme se conservera à jamais dans les fastes de la révolution.


Lina, tu vivras éternellement dans l’esprit de tes camarades ; tu porteras toujours l’espoir d’un pays, le rêve d’un peuple et la voix des plus exploité·e·s.


Chère sœur, chère camarade, amie éternelle, il est dur de croire à ton départ matériel, dur de croire qu’on ne se reverra plus pour retracer les souvenirs d’une révolution volée, pour rire, vivre et rêver ; qu’on ne se reverra plus pour se consoler, pour se confier dans un monde injustement mal fait ; qu’on ne se reverra plus pour que je te saoule avec mes discours de déserteur protecteur qui te prend la tête afin que tu prennes soin de ta santé.

Pardonne-moi ces jours-là : je ne voyais que ce corps épuisé en quête de repos ; ces jours-là, aveuglé par l’amitié qui nous lie, je ne voyais pas cette âme révoltée en quête de lutte permanente.


Camarade, certes, c’est dur d’accepter cette absence matérielle…

… mais au fond de moi, je maudis la mort matérielle, chère camarade, ce corps sacrifié qui ne porte plus ton âme éternelle, cette flamme, cette révolution permanente…

… cette âme qui éclairera les nuits sombres des plus exploités, qui se faufilera entre les murs des prisons, dans les salles d’interrogatoire et dans les cauchemars des haineux comme des bourreaux. Cette âme pure, presque matérielle, qui s’invitera sans prévenir auprès de ta famille, de tes ami·e·s…


Chère camarade, on a enterré ce corps qui t’emprisonnait.

Chère camarade, ton âme est libre, libre de leur haine, libre de la douleur, libre comme tu le souhaitais.


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كفرت بدين الله والكفر واجبٌ عليَّ وعند السلفين قبيح فقتولوني واحرقوني بعضام الفانيات  ثم مر برفات بقبور الدائسات  كفرت بالجهل المقدس و بالكره المسقط كفرت بالفقر والعيش المنكد كفرة بالرايات السوداء وبالشيوخي المندسين كفرت بدين لله والكفر عند المتشديدين حرام فصلبوني ورجومني بجسدي الفاني وجعلوا منه فزاعتا للحليمين كفرت بالقتل والموت كفرت بالضلمي وبالمتسلطين كفرت بالقيود والسجون وبالجلدين كفرت بمن يتاجر بالدين فقيلة اني كفرة بالدين قال الحلاج : كفرت بدين الله والكفر واجبٌ عليَّ وعند الْمُسْلِمِينَ قبيح يعني: نظرتكم نظرة كفر ولا يهمني هذا الذي تقولونه. الحلاج:أبو عبد الله حسين بن منصور الحلاج   ( 858   -   26 مارس ،   922 ) ( 244 هـ   309 هـ ) من أعلام   التصوف   السني   من أهل البيضاء وهي بلدة   بفارس ، نشأ بواسط   والعراق ، وصحب   أبا القاسم الجنيد   وغيره [1]

Qui est reveur tounsi?

​ Rêveur Tounsi est un poète /bloggeur tunisien dont l’écriture puise à la fois dans l’expérience personnelle et collective. Il commence à écrire en 2007, explorant les émotions, les rêves et la sensibilité de l’individu face à la vie. Avec la Révolution tunisienne de 2011, son écriture prend un tournant politique et social : il écrit sur l’injustice, la répression, les espoirs de son peuple, la déception d’une génération et le deuil des camarades. En 2017, il quitte la Tunisie pour vivre en France. Sa poésie se concentre alors sur l’immigration, l’identité, la nostalgie et la dépression, mêlant une mélancolie intime à une réflexion universelle sur le déracinement et le déplacement. À travers ses poèmes, Rêveur Tounsi interroge la liberté, l’appartenance et les blessures de l’âme, proposant une poésie à la fois intime et politique, enracinée dans l’expérience tunisienne mais universelle dans ses thèmes.

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تعلّم تعوم في بلاد غارقة في دمّ ولادها، جابَتهم وتشيّطهم لكلبها. تعلّم تعوم في زبلتها، في وسخها، وفي وديانها، تعلّم تعوم فيها، وتعلّم تغرق، وتعلّم كيفاش تموت، وتعلّم كيفاش تسكت. تعلّم كيفاش يجري دمّك في شوارعها وكساها، تعلّم كيفاش تغنّي في حبوستها، تعلّم كيفاش تبول على حكومتها، تعلّم كيفاش تحبّها، وتعلّم كيفاش تنساها.